TERRITOIRE INTIME

Un territoire, tout comme un savoir, c’est le résultat d’une expérience. Au début, on ne sait pas. On n’a pas de territoire. Grâce à l’expérience des choses et des contenus, on va poser des jalons, et ces jalons marquent déjà des frontières : ils rythment la constitution d’un territoire. C’est l’émergence de nos matières d’expression (c’est-à-dire de nos qualités propres) qui va définir notre territoire.Gilles Deleuze

mardi 28 février 2017

"Le Cri des étoiles" et "Transautoroute, carnet°1" de J. Dalmon. ECRI04 et ECRI05



" Le cri des étoiles ", roman. " Transautoroute. L'enfance. ", carnet.
Voici : l’été s'annonce aride. Il ne pleut pas depuis des mois, plus la moindre goutte d’eau sur New York... La cité vire folle : troubles et violences. Des bandes rebelles, femmes et mâles nus, cherchent des victimes, en plein cœur de Manhattan. Ce doit être pire dans le Bronx, Queens ou Brooklyn. Ici, le long de la Septième, les foules râlent et crachent du venin. Dans le ciel clair-obscur, loin dessus le sommet des immeubles, des étoiles se plaignent et crient. La perversité sur la terre énerve les univers.  
Édouard Nocq marche vite, à grandes enjambées. Sa cravate dénouée flotte en travers. Au bout de son bras pend son attaché-case, lourd de rêves enfermés. Il s'affole un peu. Des filles se moquent de lui et le poussent aux fesses. Il craint d'arriver chez lui dépouillé meurtri, pire encore : écouillé. Alors, il cherche à s’engouffrer dans le métro, comme un rat dans un trou !. 

" Transautoroute. L'Enfance " Carnet n°1.


C’était au petit matin d’un jour indéterminé. Moi, Jean Goujon, je me tenais accroupi, les bras serrant mes genoux, monolithique et nu, tout seul en cette fosse marine, à des distances abyssales, gueule ouverte, fœtus. Depuis neuf mois exactement, je n’avais pas nagé. D’ailleurs, je me demandais si j’étais encore capable de cette action : mouvoir mes pieds et mes poings pour avancer. Est-ce que je n’attendais pas quelque plongeur téméraire capable de me sortir de là ?

Né à Montauban, dans le Tarn et Garonne, Jacques Dalmon fait ses études à Toulouse. A sa sortie des Beaux-Arts, il hésite entre le journalisme et la peinture, avant de se consacrer à l’architecture. Toutefois, il n’abandonne pas l’écriture. Après avoir séjourné dans les Alpes, en Corse et dans les Maures, il partage désormais son temps entre Provence et Gascogne.


En vente par Paypal (CB sans compte perso) sur le site de l'éditeur : www.universud.fr
ou en ligne sur : FNAC, ou Amazon.

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